Trop limité pour l’emporter

Face au champion de France en titre, le NRB a bien résisté mais a du s’incliner 59-48.

Un bon départ

Si l’on veut être tout à fait honnête, voir les Déferlantes s’imposer chez le champion en titre relève plus de l’exploit que d’un objectif envisageable. Non pas que les joueuses d’Emmanuel Coeuret n’en soient pas capables mais la variable en question est plus quantitative que qualitative. Car si les Aurélie Bonnan, Sarah Michel et autres Emilijia Podrug ont suffisamment de talent pour défier les héraultaises, le manque de rotation et la relative jeunesse du banc nanto-rezéenne pèsent cruellement dans la balance. Hier, la consigne de l’entraîneur était assez simple “Montrer un autre visage que face à Villeneuve d’Ascq“. Message entendu puisque d’entrée les partenaires de Maggie Skuballa prenaient les montpelliéraines à la gorge (4-10,4′). Pendant douze minutes les Déferlantes menaient le bal et faisaient douter les locales. Rapidement le BLMA remettait l’église au milieu du village grâce à ses cadres. Si l’équipe de Valéry Demory a des ambitions de doublé c’est, notamment, grâce à la qualité de son effectif. Le contraste avec celui du NRB est d’ailleurs assez saisissant. Mais pour autant, comme aime à le rappeler la capitaine nantaise, Aurélie Bonnan, une fois sur le terrain tout est possible. Montpellier reprenait donc les commandes mais ne parvenait pas à semer un adversaire accrocheur (33-29, 20′).

La force intérieure de Montpellier

Au fil des minutes la présence intérieure du duo Ayayi (17pts, 9rbds, 4int, 22 d’évaluation) Bass (16pts, 12rbds, 27 d’évaluation) faisait la différence et mettait au supplice la défense du NRB. Aurélie Bonnan (16pts, 7rbds, 7 fautes provoquées, 13 d’évaluation), trop isolée pour résister, tentait tant bien que mal de contenir les assauts adverses mais la montée en puissance du BLMA était irréversible (43-33, 27′). La poussée de fièvre prenait même des allures de redite nordiste au début du money time (54-38, 32′) mais les Déferlantes ne s’en laissaient pas compter. Les coéquipières d’Isis Arrondo (6pts, 6pds, 7rbds, 3int, 13 d’évaluation) revenaient au courage avant de tomber les armes à la main sur un score peu révélateur de l’envie nantaise. “On avait à cœur de ne pas se prendre un trop gros écart, évoquait Aurélie Bonnan à l’issue de la rencontre. Maintenant il faut être honnête, on est en dessous des équipes comme Montpellier ou Villeneuve, même si on s’est bien battu“.

Au classement le NRB ne décolle donc pas du bas du classement mais le non-match de Villeneuve d’Ascq semble désormais derrière lui.”Comparé à notre prestation de Villeneuve, c’est le jour et la nuit. Je ne pense pas que l’écart reflète le match. Il y a au maximum 6 à 7 points entre nous. Après on est trop faible en effectif pour espérer quoi que ce soit. En face, ils trouvent toujours des solution. Malheureusement on se fatigue.” Emmanuel Coeuret semblait satisfait … Autant qu’on puisse l’être d’une défaite, la septième en dix journées. L’entraîneur avait à l’inverse la dent dure avec ses jeunes joueuses “Je pense qu’elles pourraient montrer autre chose. On fait des vidéos et dès les premières actions, on fait l’inverse. C’est un manque de concentration. On va acheter un dictionnaire et voir ce que veulent dire les mots discipline, concentration et rigueur. C’est dommage car elles ont l’opportunité de jouer mais elles sont négligentes.”

La semaine à venir sera déterminante pour le Nantes Rezé Basket avec les réceptions du PEAC Pècs, en Eurocup, et de l’UF Angers, en championnat. Deux victoires seraient les bienvenues avant d’aborder une fin d’année copieuse avec la réception de Bourges le 20 décembre prochain.

Les Stats

Leave a Comment

(required)

(required)

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.